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  • André Koller

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  • Nicolas Righetti | lundi 13

Michèle Righetti, l’atout discret des HUG

Depuis son arrivée en 2015, la directrice générale adjointe œuvre pour mettre de l’huile dans les rouages des HUG. Rencontre avec une personnalité dynamique peu connue du grand public, qui est pourtant l’une des chevilles ouvrières du management stratégique de l’Hôpital.

Brevet d’avocat et formation en management en poche, Michèle Righetti a attrapé dès 2000 le virus du service public dans des fonctions de direction d’état-major auprès des conseillers d’Etat chargés des départements de la santé, de l’économie, puis de la sécurité. Cette grande professionnelle apporte son expertise et joue un rôle fédérateur essentiel pour un établissement multisite regroupant quelque 180 métiers différents.

Pulsations Quel est le rôle de la directrice générale adjointe ?

Michèle Righetti Seconder et suppléer le directeur général. En tant que membre du Comité de direction, je contribue à l’élaboration de la stratégie institutionnelle, et suis garante de sa mise en œuvre coordonnée, efficiente et transversale. Nous visons tous un même objectif : la qualité des prestations aux patients. Pour l’atteindre, il faut donner du sens et des perspectives aux directions de support : organisation et développement des blocs, infrastructure et achats, affaires juridiques, systèmes d’information, sécurité, partenariats, gestion des grands projets, etc.

Quel est le fil rouge de votre action ?

Faciliter l’action quotidienne des soins. J’ai construit une organisation qui solidarise les directions. Par exemple, les contentieux, la médiation avec les patients et la procédure interne de déclaration d’un dysfonctionnement étaient traités séparément. Pour améliorer le suivi, mener à bien les investigations et élaborer des recommandations visant à améliorer les prestations, j’ai regroupé ces différentes compétences.

Cela explique aussi pourquoi vous avez hérité de la sécurité ?

Oui. La sécurité est un enjeu majeur. Réunir les responsables des systèmes d’information, des affaires juridiques, de l’exploitation et de la sécurité pour travailler ensemble sur un concept global offre une meilleure garantie de succès. Il s’agit de favoriser une réflexion commune et préventive sur les risques : catastrophe, incendie, violence et terrorisme, attaques informatiques, etc. Dans la foulée, nous professionnalisons l’état-major de crise pour améliorer notre réactivité.

À côté de vos missions courantes, traitez-vous aussi des demandes particulières ?

C’est à la fois l’intérêt et la difficulté de mon poste : le nombre et la variété des dossiers. Une certaine agilité et un esprit de synthèse sont nécessaires pour passer du schéma directeur hospitalier, soit la planification des constructions et rénovations jusqu’en 2035 – avec une surface de plus de 520’000 m2 –, à l’élaboration d’une stratégie sur les affaires extérieures intégrant le réseau de santé genevois, romand et national.

Quel projet vous tient le plus à cœur ?

J’en citerais deux : le Centre de l’innovation, qui soutient les collaborateurs dans leurs activités et favorise les améliorations, la performance et les changements fixés dans notre stratégie 2020. Et la réflexion sur les importations de matériel médical, qui peut avoir un impact favorable sur les coûts de la santé. En vertu des changements législatifs, les HUG pourraient s’approvisionner sur le marché européen à des conditions plus avantageuses. Nous espérons réaliser ainsi des économies substantielles, comme nous y invite du reste le Surveillant des prix.

Les coûts de la santé sont-ils une préoccupation constante ?

L’économicité alliée à la qualité des soins, oui. Prenez le futur Centre de chirurgie ambulatoire, c’est un magnifique projet. Il répond à la volonté de promouvoir les activités ambulatoires, lesquelles sont plus sûres et plus économiques. Les HUG ont choisi d’ouvrir la collaboration à un partenariat privé afin de regrouper les savoir-faire alliant des compétences métier, de formation et de rentabilité. Ainsi, nous souhaitons créer un centre de grande qualité, dans une approche de réseau de soins, qui pourrait ouvrir vers 2023.

Après deux ans d’activité, quel regard portez-vous sur les HUG ?

C’est riche et très dynamique. Je suis frappée par le haut niveau de compétences des acteurs, leur motivation, extrêmement forte, et leur engagement. Les HUG donnent du sens. C’est une chance et un privilège d’y travailler.

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